Le séchoir

Août 2019
Installation auto-construite sur le thème de l’écologie et de l’agriculture 

Ferme de Vernand (42)

POLYCULTURE

L’allégorie à la sécheresse pourrait paraître dérisoire par rapport au contexte, mais il est plutôt ici question de faire une apologie à cette terre nourricière.
Le séchoir, titre de l’oeuvre ici présentée fait écho à la terre vivante et aux fléaux des altérations climatiques que rencontrent les hommes qui la travaillent. Situé dans le site de l’étang rond, Le séchoir est un contrepied dystopique de cette zone humide. En effet, si ne nous pouvons pas nier les effets néfastes de la sécheresse sur les exploitations agricoles, autant la mettre en exergue comme terrain d’explorations.
D’un point de vue formel, l’oeuvre reprend les registres architectoniques ruraux du terroir agricole. Si les serres conditionnent les cultures en intérieur, les greniers permettent de faire sécher certainstypes de récoltes afin de mieux les conserver. Surélevée du sol, les poteaux se confondant avec les
troncs des arbres, l’oeuvre évoque et illustre la sécheresse aussi dans sa représentation.
L’habillement se fait par des palettes sur lesquelles reposent des pots vides et de la terre sèche ornementées d’empreintes végétales. Les déclinaisons de la sécheresse évoquent la terre comme élément organique vivant. L’oeuvre est une invitation aux sens. Nous pourrons voir ces traces, les toucher et sentir l’odeur cet agglomérat sec. Le passage du temps laissera aussi plusieurs types d’empreintes reflètent le caractère vivant de cette terre mise à l’état de sécheresse.